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Les Éclatantes, pour une dernière danse à la Cité des Sciences

Les Éclatantes, pour une dernière danse à la Cité des Sciences

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Vendredi 17 décembre, on s’est rendu à la Cité des sciences et de l’industrie pour la 3ème édition des Éclatantes, et on a dansé, tout près de la ville immobile.

Arrivé sur la (lointaine) zone à 20H, on se retrouve face à la première animation du lieu, un plateau penché sur lequel le visiteur est invité à tenir des positions inconfortables tout en étant filmé : bien plus drôle pour le spectateur que pour l’acteur du moment. Pendant que les immenses escalators se déroulent dans cette ambiance de fin du monde, les entrailles de la Cité se remplissent doucement en ce début de nocturne.

Après avoir fait le tour des expos permanentes et de la serre de permaculture où vivent limaces et poissons chatoyants, on tente de trouver le bar. Nous trouvons juste une buvette avec des bières en canettes. Sobres et masqués, nous serons donc pour cette soirée.

La première animation de la soirée est bien plus drôle pour le spectateur que pour l’acteur du moment © Laurent

Des lettres d’amour, à l’encre et en chansons

21H tapantes, c’est Pépite qui ouvre le bal. La scène est parfaite, le parterre semble immense, même s’il se remplit doucement. Deux ans qu’ils n’avaient pas joué. Édouard Perrin, le guitariste du groupe, de souligner qu’« en ce début de solstice, il ne peut pas faire plus beau que maintenant. » Pendant une heure, au rythme des synthés mélancoliques, on chaloupe sous le soleil de Monte-carlo, prend Les bateaux, a La Vie douce, reprend en chœur Tant de peine, a les yeux qui brillent sur Flèches et les Hiéroglyphes et savouré tous les autres. Un régal sensoriel que nous livre à nouveau ce groupe qui nous touche droit aux sentiments.

Intermède ludique avec le Mosaic Wall, où l’idée est de créer un mur de portraits des gens présents à la soirée. Le planétarium ne permettant plus de rentrer une fois la séance commencée, direction les Facteurs d’Amour pour écrire notre plus belle lettre d’amour à l’encre et à la plume sur du beau papier, scellée et envoyée sur place. On regarde de loin Tattoo Compris, qui fait carton plein toute la soirée, avec ses tatouages à la peinture naturelle.

Pépite, ici avec son chanteur Thomas Darmon, nous avait tant manqué © Laurent

Clara Croffut, mi-chanteuse, mi-aventurière

22H45, surgit sur scène Claire Laffut, en Lara Croft version 2021. MDMA hypnotise autant que sa tresse tournoyante. La demoiselle à la mèche perroquet virevolte aisément sur scène et déroule son Bleu, son dernier album. « Moi, j’ai envie de danser ce soir ». Et le public aussi, ça tombe bien. Sororité entonné avec lui, Nudes qui le déhanche. La vaste piste ondule. Show réussi. Pour que le Mojo ne s’en aille pas.

Clôture avec la Tempête littéraire du commando poétique des Souffleurs. Et repartir avec pour trésor un Hara chinois : « Les entrailles, le siège des émotions, la plus profonde sensibilité de l’être ». Et s’endormir au creux de la ville en êtres sensibles.

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