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S’en sortir sans sortir #32 : Clément Métayer, acteur trublion

S’en sortir sans sortir #32 : Clément Métayer, acteur trublion

Acteur chez Olivier Assayas, Christophe Honoré et Philippe le Guay, mais surtout rôle-titre dans le court métrage touchant de Julie Oona, le trublion Clément Métayer a plus d’une corde à son arc. Pour contrer la déconfiture, il a partagé sur son Instagram plusieurs danses de confiné avec une ribambelle d’effets kitschounets. C’était écrit, on ne pouvait pas se passer de Clément pour s’en sortir.

https://www.instagram.com/p/B_KDobYK_zG/

Marin : Hello Clément. Comment se passe ton confinement, t’es resté à Paris ?

Clément : Kikoo ! Ça va soupère ! Je passe le confinement dans mon petit appart dans le 11ème à Paris. En fait je crois que le rythme du confinement me va à merveille. J’ai un rythme de vie cadré, pas de pression sociale ou de tentation extérieure, c’est le pied. Y’a juste peut-être le concept de câlinous qui manque mais j’ai juste mis ça de côté pour le moment.

M. Tu t’es mis en place une routine ?

C. Jusqu’à présent c’est lever vers 8h47, je mange une banane, jogging de 45 minutes sur du Green Day et Blink-182, la douche, et puis j’enchaîne entre 8 et 12 heures de montage pour mes vidéos de danse à effets spéciaux que je balance sur Insta et Tiktok… Entrecoupé bien sûr par les déjeuners et dîners sans tomates. Je termine la journée par un peu de détente, genre Pictionnary en ligne avec les cop’s ou 1Q84 de Murakami.

M. Tu nous recommandes quel film pour tenir le coup ?

C. Là, j’ai vu Mister Lonely d’Harmony Korine (2007). Très très inspirant. Outre le sujet bien bien barré, la liberté de création transparaît tout au long du film. On sent la folie et le génie de Korine dans la mise en scène, le découpage, les dialogues. Diego Luna est touchant et Denis Lavant génialement atroce. C’est apparemment léger, mais ça parle de choses profondes. Tout ce que j’aime. Le genre de films qui donne envie d’en faire.

Regardez Mister Lonely sur Arte Boutique.
M. T’as un album sous la main pour s’en sortir ?

C. Facile ! The Rainbow Goblins de Masayoshi Takana. En quelques mots : groove implacable, storytelling onirique, à la fois aérien et technique. Vibes au charme japonais, 100% positives. C’est dispo sur Youtube. Je me déhanche rien que d’y penser ! Holala je peux plus m’arrêter ! Arghh qu’est-ce qui se passe ?! Aïe je me suis cogné le petit orteil ! OK, je me rassois pour répondre à la dernière question.

M. Quelle est ta botte secrète pour patienter jusqu’au 11 mai ?

C. Je conseille vivement la bande-dessinée Petit Paul de Bastien Vivès. Ça a fait polémique quand c’est sorti, c’est les aventures d’un gamin de 10 ans qui est doté d’un sexe disproportionné. Il est convoité par toutes les femmes de son entourage, avec lesquelles il finit par avoir des moments d’intimité… Fort exaltants. Le trait est net et précis, les dialogues hilarants, les courbes sans équivoque. Un must-have.

Retrouvez Clément Métayer sur Instagram.

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