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Entretien Jour & Nuit : Dans les coulisses du concert endiablé de Crystal Murray

Entretien Jour & Nuit : Dans les coulisses du concert endiablé de Crystal Murray

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Jeudi 14 octobre, Crystal Murray a embrasé La Cigale dans le cadre du MaMA Festival. On l’a suivi dans ses loges juste avant et après son concert pour qu’elle nous raconte son expérience, ses impressions et ses attentes.

Il est 17H50 à Pigalle. Le soleil brille encore, les conférences du MaMA Festival se terminent. C’est avec enthousiasme, et un tote bag plein de flyers sous le bras, que l’on part à la rencontre de Crystal Murray.

Nouvelle reine de la pop et du style qui nous embarque dans un univers haut en couleur, la chanteuse nous avait donné envie avec son dernier EP I Was Wrong (2020) de la découvrir en concert. Avant la révélation de la scène, on a suivi l’artiste dans les coulisses de sa préparation afin de capter son état d’esprit.

Crystal Murray dans les coulisses de la Cigale, sous l’objectif d’Anoussa Chea
Guillemette : Salut Crystal ! Qu’est-ce que ça te fait de venir jouer à la Cigale ?

CM. : Quand je monte sur scène, j’essaie de ne pas réfléchir à comment ça va être. J’essaie d’être la plus en forme possible, la plus à l’aise dans mes habits et en bonne cohérence avec mes musiciens, pour savoir que si j’ai un problème je peux me connecter avec eux.

G. : Comme tu es originaire de Paris, vas-tu retrouver des têtes connues dans le public ?

CM. : Il y aura des amis que je connais, c’est plus stressant. Quand tu chantes pour des gens que tu ne connais pas, voilà c’est comme ça, alors que là ils savent comment je suis vraiment. Je suis un personnage sur scène, c’est plus difficile de jouer ce rôle en face de personnes qui me connaissent réellement.

G. : Est-ce que tu as un petit rituel avant de monter sur scène ?

CM. : Tu vois la phrase de Missy Elliot « You da best mama » ? Je me dis « You da best mama, you da best papa » pendant 3 minutes avec des petites poses et après c’est bon. Je bois aussi deux gorgées de rhum avant de monter sur scène pour me calmer, I’m a « toxic girl » (rires).

G. : Quelle est la plus grosse émotion que tu ressens, là tout de suite ?

CM. : Je suis stressée. Il y a beaucoup d’interviews, vous (ndlr, les journalistes) me faites beaucoup parler. Moi j’ai des problèmes de voix, donc j’y pense et je n’ai pas eu le temps de faire de sieste. Mais c’est bien ce stress, c’est une bonne chose. En plus mon nouveau son (ndlr, Too Much to Taste) vient de sortir aujourd’hui et ma mère vient de m’appeler. Je suis stressée mais très heureuse.

G. : Comment va se dérouler ton concert ? Quelle est la configuration ?

CM. : Je vais essayer de faire en sorte que ce soit énergétique et fou grâce à ma setlist assez variée. Je commence par quelque chose de rock, drum & bass. Au milieu du set, c’est plus dans le style de Easy Like Before ou Princess. Ensuite, je coupe avec quelque chose d’assez bizarre que vous n’allez jamais comprendre, et puis je reviens sur du rock. Pour les lumières je n’ai personne d’attitré mais j’essaye d’écrire un brief où je mets « red : sexy », « sleek ». Et puis niveau son, j’ai une équipe spécifique et mes musiciens. Je les laisse faire avant le concert, je leur dis juste « il faut que ça soit bien ce soir« . C’est vraiment des regards, des énergies. Ils savent qu’on s’aime et on s’aime sur scène pas avant (rires).

G. : Quelle est la chose primordiale à avoir pour ton concert ?

CM. : Mes bagues, du gloss et de l’huile sur le corps.

Sous les feux de la projecteurs de la Cigale, Crystal Murray a conquis le public du MaMA Festival… Réputé particulièrement difficile © Anoussa Chea

21h30 : la nuit ne fait que commencer. Le concert s’est déroulé dans une ambiance de feu et sous un tonnerre d’applaudissements. Il est maintenant temps pour nous de retrouver Crystal Murray entre deux changements de tenues, avant qu’elle ne continue la fête ailleurs dans un Pigalle survolté. C’est essoufflée mais heureuse que l’on s’installe en arrière-scène avec la chanteuse pour la suite de nos questions.

G. : Tu m’avais parlé de ton rituel avant concert avec tes deux gorgées de rhum. Alors, tu l’as fait ?

CM. : Bien sûr, j’ai pris du rhum avant et j’ai chanté « You da best mama, you da best papa » dans les loges. J’ai aussi fumé 3 cigarettes après le concert, et comme c’est mon dernier je vais faire la fête. Normalement quand j’ai d’autres scènes, je ne fais pas la fête et je vais dormir. Il y a toujours ce stress de maintenir sa voix, mais là c’est bon.

G. : Tout à l’heure tu me disais être stressée. Quelle émotion a remplacé le stress maintenant ?

CM. : I feel excited parce que j’ai juste envie de faire la fête. Ce n’était pas mon meilleur concert, ce n’est jamais mon meilleur concert, mais je suis heureuse. C’était une date à Paris, il y avait mes potes et ça faisait longtemps qu’ils ne m’avaient pas vu sur scène.

G. : Sur scène, comment t’es-tu sentie justement ?

CM. : Bien, tout était très cool. Un peu de stress avant parce que c’est la Cigale, qu’il y a des contraintes de minutage et que je ne suis pas trop dedans donc c’était spécial. Mais je suis très contente, c’était à la hauteur de mes attentes.

G. : Qu’est ce que tu retiens de ce concert ?

CM. : Je dois faire du sport, parce que j’ai envie de donner beaucoup plus d’énergie et là j’étais fatiguée au bout d’un moment. J’ai envie de danser encore plus et être encore plus folle.

G. : Qu’as tu pensé du public ?

CM. : Le public était très sympa, en plus bizarrement tout le monde nous disait « ouais c’est des pros, c’est des pros, c’est des pros » et en fait les pros sont très gentils (rires). Tu sais, on te fait peur en te disant qu’ils ne vont pas danser, que tout le monde va partir et finalement tout le monde est resté. C’était super cool, je suis très satisfaite de ma performance.

G. : Même si tu en es très heureuse, qu’aimerais-tu changer ou améliorer pour la suite ?

CM. : Il y a toujours beaucoup de travail à faire : les arrangements, les musiciens, mes chansons d’avant que j’aimerais bien intégrer davantage. Je suis obligée de les chanter car ce sont des chansons que les gens connaissent, mais les gens dansent plus sur les chansons qu’ils ne connaissent pas. Je pense qu’ils n’étaient pas prêts à entendre du UK Garage, du rock. J’ai envie d’aller plus vers ce style de musique pour que les gens dansent plus.

G. : Quelles sont tes prochaines dates ?

CM. : Actuellement je prends une pause, et j’enchaîne en janvier avec un concert à la Maroquinerie pour la sortie de mon EP.

G. : Si tu devais te donner un conseil pour ta prochaine date, ce serait quoi ?

CM. : « Stick to the setlist », parce que là on a eu peur de ne pas avoir assez de temps, donc on a rajouté August Knows au dernier moment. J’aurais préféré ne pas le faire. C’était sur l’instant mais j’aurais aimé me donner davantage sur d’autres morceaux, mais bon no regrets !

Too Much To Taste de Crystal Murray est à découvrir sur Arty Magazine.

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