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Nos 4 coups de cœur de la semaine : Sir Was, Gabi Hartmann, Elodie Gervaise

Nos 4 coups de cœur de la semaine : Sir Was, Gabi Hartmann, Elodie Gervaise

Quelles sorties ont retenu notre attention cette semaine ? Place à notre traditionnelle sélection hebdomadaire, un rendez-vous aussi attendu que le MaMA cette semaine à Paris.

Un été indien en octobre à Paris, vraiment ? À quelques encâblures de l’automne, grand soleil sur les sorties et hausse des températures côté artistes. La sélection d’Arty Magazine détient des vertus météorologiques que le ciel n’est plus en mesure de fournir.

Les nuages s’écartent pour le troisième album doux-amer Let The Morning Come de Sir Was, puis la pluralité culturelle rayonne avec l’EP Always Seem to Get Things Wrong de Gabi Hartmann, les préoccupations de notre monde se condensent au-dessus de l’EP Syzygy d’Elodie Gervaise, et le monde des machines s’humanise avec Veus de Marc Melià. On respire, n’est-ce pas ?

Sir Was – Let The Morning Come

Le coup de ♥ de Marin : « I Wanna Feel Like That »

Le producteur et multi-instrumentiste suédois sir Was – de son petit nom Joel Wästberg, produit des étincelles avec son troisième opus Let The Morning Come sorti chez Memphis Industries. Sur le label de l’excellente londonienne créé par Ollie et Matt Jacob, l’artiste scandinave se balade avec une aisance déconcertante au milieu de tonalités douces-amères ; l’amour, l’acceptation de soi, le pardon, la mortalité et le temps qui passe y sont évoqués. En cause ? La découverte qu’il était porteur du gène d’une maladie héréditaire en août 2020, qui a entraîné de multiples complications vasculaires et cérébrales. Face à la brutalité de la nouvelle fulgurante et arbitraire, l’artiste fait résonner sur Let The Morning Come la mélodie de lendemains meilleurs.

Chroniqué par Marin.

Gabi Hartmann – Always Seem to Get Things Wrong

Le coup de ♥ de Marin : « Always Seem to Get Things Wrong »

Naviguant entre trois langues et quatre continents, la chanteuse et autrice-compositrice Gabi Hartmann louvoie de son identité unique. L’artiste résidant à Paris nous sert avec son premier EP Always Seem to Get Things Wrong l’honnêteté d’une déclaration en anglais avec I’ll Tell You Something, l’aveu feutré en français de Je n’apprends rien, ou les émotions mises à nu en portugais de Coracao Transparente. Au-dessus desquels plane la lumière de l’inoubliable single éponyme, Always Seem to Get Things Wrong, composé il y a 10 ans par le producteur new-yorkais Jesse Harris, collaborateur de Norah Jones, puis arrangé et traduit en français par Hartmann. Gabi est le reflet monde de ce que le jazz peut devenir en se nourrissant des ailleurs.

Chroniqué par Marin.

Elodie Gervaise – Syzygy

Le coup de ♥ de Marin : « IMYG »

La chanteuse et compositrice franco-australienne de 29 ans, Elodie Gervaise, dévoile son second EP Syzygy où résonne d’élégantes harmonies électroniques mâtinées de désirs emo-pop. Les obsessions contemporaines de l’artiste, qui évoquent à la fois la place de la maladie mentale dans un couple avec Free Babe, ou son inquiétude face à l’urgence écologique et au manque d’action politique, l’ancre dans une réalité oscillant entre mélancolie et espoir. Alignant les planètes comme nos préoccupations, l’artiste s’empare d’un style futuriste pour parler d’aujourd’hui.

Chroniqué par Marin.

Marc Melià – Veus

Le coup de ♥ de Marin : « Dent de Serra »

Comment faire pour que les oscillations de synthés et les effets de voix prennent chair et vie ? Il faut demander à Marc Melià qui donne à écouter une proposition saisissante et subtile avec son second album, Veus, explorant les possibilités harmoniques offertes par les machines. Évoquant des thématiques aussi universelles que l’amour et le rêve, le compositeur installé à Bruxelles instille la sensation de l’organique à partir de son savoir-faire synthétique, créant la même confusion qu’un androïde convaincu d’être humain malgré son cœur froid. À la différence qu’ici une chaleur indéniable se dégage, plus particulièrement sur Les Etoiles en featuring avec Flavien Berger et Pi Ja Ma, jusqu’à nous rassurer sur un hypothétique futur robotique : tant que l’humain sera au contrôle des machines, il y aura du cœur à l’ouvrage.

Chroniqué par Marin.

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