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Thylacine remonte le temps pour la B.O. de la série « OVNI(S) »

Thylacine remonte le temps pour la B.O. de la série « OVNI(S) »

Marin Woisard

Disponible sur Canal+ depuis le 11 janvier, OVNI(s) revient sur l’âge d’or de l’ufologie au sein du GEIPAN. Le producteur électro Thylacine en a composé la bande-son.

La nostalgie des années 80 est partout, du carton de Stranger Things aux remakes de Tron, S.O.S. Fantômes et Mad Max. La création française n’est pas en reste avec OVNI(S), la nouvelle série phénomène de Canal+ située en 1978 au sein du « GEIPAN », le Groupe d’Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés. Ici la fiction s’imprègne de réel, puisqu’il s’agit d’un véritable groupe créé par le CNES, l’agence spatiale française.

Dans OVNI(s), on suit le périple de l’ingénieur spatial Didier Mathure, campé par un Melvil Poupaud à la moustache seyante. Mis au placard par ses supérieurs après l’explosion d’une fusée en 1978, ce cartésien dans l’âme se retrouve muté à la tête du GEIPAN pour enquêter sur des phénomènes extraterrestres… Avant de perdre peu à peu pied entre réel et surnaturel – non sans humour. Qui de plus approprié pour accompagner les tribulations de ce scientifique pommé que Thylacine et ses synthés vintage ?

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures B.O.

Connu pour ses mélodies planantes à base de vieilles machines, le compositeur signe l’ensemble de la bande-son de la série, avec l’évocateur 1978 en tête de proue. Dès les premières notes, l’ambiance rétro-futuriste est posée avant que vienne s’ajouter la voix de Yan Wagner au-dessus des nappes, empreintes de la signature des grandes heures du « napoli sound ». Les basses profondes et la boucle mélodique achèvent de rendre le voyage temporel ô combien satisfaisant, et ce n’est pas Melvil Poupaud dans son costume crème qui dira le contraire, tant les effluves vintages du morceau épousent à la perfection ses tribulations scientifiques.

Comme on peut le voir sur les images du clip, Thylacine a pu s’appuyer sur une collection de synthés d’époque pour composer la BO : « J’ai contacté le SMEM [Swiss Museum & Center for Electronic Music] à Fribourg, qui est une sorte de collection/exposition énorme de synthétiseurs et boîtes à rythmes anciens, et je suis allé composer sur place au milieu de tout ça en choisissant les machines qui étaient disponibles en 1978. » L’artiste en explique le processus de création ludique dans une interview pour Jack.

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La bande originale de Thylacine s’écoute sans plus tarder sur Spotify… En attendant la version cassette à glisser dans son walkman préféré.

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