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Entretien Jour & Nuit de Maybe Merlin : Et ça fait boom au Badaboum

Entretien Jour & Nuit de Maybe Merlin : Et ça fait boom au Badaboum

C’est le troisième concert des Maybe Merlin en ce mercredi 26 octobre. Avant et après leur concert, entre deux portes du célèbre club parisien le Badaboum, les deux musiciens ont bien voulu répondre à nos questions avec une énergie communicative.

Laure : On se retrouve juste avant votre troisième concert ce soir. Comment vous sentez-vous ?

Vincent : On est très excités ! C’est vrai qu’on n’a pas fait beaucoup de concerts encore donc là on est ravis. En plus le Badaboum, c’est une bonne salle. On avait fait des salles un peu plus intimistes jusqu’à présent. Donc là, ça va « envoyer du pâté » comme on dit.

L. : Et comment sentez-vous votre public ?

Georgia : Il n’est pas encore là mais on est certains qu’il va être très bienveillant. Et on a de bons amis et de la famille qui viennent.

 

V. : Y’a mon papa, ma maman, ma femme.

L. : Les Bains, le Pop-Up et le Badaboum, vous avez joué exclusivement dans des salles où l’on fait la fête. Vous êtes vous-mêmes de gros fêtards ?

G. : Il y en a un qui est plus fêtard que l’autre, mais on a tous les deux un bon potentiel. On a de bonnes bandes d’amis d’horizons différents, donc quand on est bien accompagnés, on est toujours prêts à faire la fête.

Avant leur concert au Badaboum, Georgia Ives et Vincent Brülin se sont produits au Pop-Up du Label, véritable temple de la pop indépendante parisienne
Avant leur concert au Badaboum, Georgia Ives et Vincent Brülin se sont produits au Pop-Up du Label, véritable temple de la pop indépendante parisienne
L. : Georgia, tu es passée de danseuse à musicienne. Comment vis-tu ce passage d’une scène à l’autre ?

G. : Je le vis très bien, puisque déjà c’est un vrai choix. Je voulais refaire de la musique parce que j’en ai fait toute ma vie. Mon père était musicien et compositeur (Paul Ives, ndlr). Mon métier de danseuse, je l’ai toujours fait à fond. En même temps, la danse, c’est très exigeant. J’ai fait 12 ans de tournée avec Jean-Claude Gallotta qui sera d’ailleurs là ce soir. J’ai repris la musique en rencontrant Vincent, l’évidence a très vite été là. Et la danse et la musique ne sont pas si éloignées, puisque les deux demandent du rythme.

L. : Avez-vous des nouveaux morceaux à tester ce soir ?

G. : Exactement ! On a un nouveau morceau qu’on n’a jamais joué en live et qui nous tient particulièrement à cœur, c’est un morceau sur mon père. En plus, on a travaillé avec un auteur que l’on aime énormément : Yan Goro. Il m’a interviewée, on s’est racontés plein de choses et il a su extrêmement bien parler de mon père. C’est hyper fort pour nous de le jouer.

L : De qui vous êtes-vous entourés pour monter votre scéno’ live ?

V. : De nous-mêmes.

 

G. : Je suis aussi chorégraphe. On a tous notre façon de se mouvoir et Vincent a un truc inexplicable, j’adore comment il bouge. Pour le clip de notre single Maybe Merlin, on savait qu’on voulait mêler un peu de danse mais sans chorégraphier non plus, en partant de chaque corps naturellement. Ce qui est drôle, c’est qu’on se connaît tellement que je l’ai joyeusement coaché. Comme on est au début, c’est cool de pouvoir mettre la main à la patte et essayer des choses. On ne sait pas ce qu’on va devenir mais on se dit que c’est le moment de tester, tout en se faisant confiance parce qu’on s’admire (rires).

L. : Avez-vous des rituels avant de monter sur scène ?

V. : Pour l’instant on a peu de rituels, parce qu’on n’a pas fait beaucoup de concerts. Quand je suis stressé, comme pour notre premier concert aux Bains ou quand je montais sur scène à 17 ans, j’essaie juste d’oublier que je vais faire un concert. Georgia a davantage besoin de se concentrer.

 

G. : Comme Vincent le dit si bien, on est au début. J’ai l’impression que l’on commence à avoir des rituels avec l’habitude. J’ai plus l’habitude de la danse où il y a besoin de concentration, de se mettre dans une bulle. Avant de monter sur scène, j’ai besoin de me reconnecter à moi-même. Après, j’ai quand des petits trucs à moi, un petit bisou au ciel, et c’est parti.

Devant une salle comble, Maybe Merlin a donné un show envoûtant. C’est après avoir rassemblé les deux artistes, dispersés par les embrassades et félicitations des amis, que nous nous sommes retrouvés dans les mêmes escaliers pour un débrief’ à chaud.

L. : Alors, c’était comment ?

V. : Franchement, moi j’en ai bavé, on n’était pas du tout dedans, le public était nul, c’était mou.

 

G. : Arrête, on est encore sur des nuages !

 

V. : Ça fait plaisir que les gens soient aussi enthousiastes quand tu viens présenter un nouveau projet sur scène, ou quand ils font du bruit alors que tu as à peine commencé.

L. : Vous avez eu un petit accident de corde de guitare. Comment avez-vous géré l’un et l’autre ?

V. : Moi très mal, mais elle, très bien. Je suis censé être guitariste professionnel, j’ai accompagné les plus grands de la variété française, je sais qu’il faut toujours avoir une deuxième guitare au cas où tu casses la première. Sauf que là, j’ai oublié ! En plus je pensais que les cordes étaient à un autre endroit, alors qu’elles étaient… Sur scène (rires).

 

G. : Il y a un moment qu’on adore à la guitare sur notre titre Maybe Merlin, hyper pop, qu’il ne joue pas. Je comprends que quelque chose se passe.

 

V. : Et là, elle me regarde. Moi, j’ai la corde qui pend, et je la regarde. J’essaie de lui faire comprendre que la corde pend. Et elle me regarde avec l’air de dire : « Mais pourquoi tu ne le fais pas ? Mais parce que la corde, elle pend ! » (rires).

L. : Quel a été votre premier réflexe en sortant de scène ?

V. : C’est nul, mais mon premier réflexe, c’est de ranger mon matériel. Quand tu fais des scènes qui s’enchaînent, il faut libérer le plateau. C’est pas sexy mais tu peux le noter. Alors que les chanteuses, elles sont là « Aaaaah saluuuuut, c’était génial ! ».

 

G. : Moi, j’ai fait des photos.

Le duo est composé de Georgia Ives, ex-danseuse interprète chez Jean-Claude Gallotta, aux côtés de Vincent Brulin, artiste-compositeur pour Macadam Crocodile, Alain Chamfort, ou encore Izia
L. : Quel a été votre moment préféré de ce live ?

G. : La dernière chanson. Parce qu’elle renvoie à plein d’émotions. Je me suis demandée si ça allait aller. Quand tu te dis que ça va être un moment particulier, tu ne sais pas forcément comment tu vas gérer sur scène. Le fait d’en avoir beaucoup parlé avec Yann m’a mise comme dans une bulle. En plus, à un moment, j’ai vu Vincent totalement en kiffance et ça m’a encore plus fait plaisir.

 

V. : L’entrée du concert aussi, j’adore. Ou quand la tension monte dans les morceaux, ma petite mère qui me regarde comme ça (il mime, ndlr) et qui approuve 100% de ce que je fais. Elle est venue me voir à la fin du concert et elle m’a dit : « J’adore quand tu chantes ». Trop mignonne.

L. : Quelles scènes aimeriez-vous faire, maintenant que vous êtes rôdés ?

G. : Est-ce que si on le dit, notre vœu s’exauce ?

 

V. : En tout cas, ma scène préférée, c’est la MJC de Louveciennes.

 

G. : Le Hasard Ludique, c’est une salle qui nous plaît bien.

 

V. : J’aime bien aussi les formats ayant une grande expérience scénique, entre 400 et 800 personnes. Mais bien sûr, on en n’est pas là en terme de billetterie.

L. : Quels sont vos plans pour la suite de la soirée ?

V. : On parle du matériel ? Il va falloir que je range la batterie de Thibault et que je la mette dans la voiture parce qu’ils ferment à 23h30. Sinon, après, grosse teuf avec mes parents. On va boire des coups avec les copains et la famille.

L. : Avez-vous un message à faire passer à votre public ?

G. : Revenez ! Soyez sympas, continuez de nous suivre, et prenez déjà vos places pour le Bataclan.

 

V. : Et arrêtez de vous insulter en voiture à Paris !

Marshmallows, le premier single de Maybe Merlin, est à écouter sur Arty Magazine.

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