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Live Session : Décollage imminent pour la planète psyché’ de Gondhawa

Live Session : Décollage imminent pour la planète psyché’ de Gondhawa

Les Gondhawa viennent d’une autre galaxie, et c’est pour ça qu’on les adore. Déjà, le trio psyché’ s’exprime en Gondhawii, une langue ancestrale qui n’appartient qu’à eux. Ensuite, ils naviguent entre les satellites du rock progressif, de la musique orientale et de l’afrobeat sans ne jamais trop choisir. Enfin, ils adorent faire décoller des fusées dans leurs clips homemade. T’as les bases ? Attention au décollage.

Marin : Hello les Gondhawa. L’une des particularités du groupe est de chanter en Gondhawii, une langue imaginaire que vous avez créée. Le but est de nous pousser à se concentrer sur la musicalité ?

Gondhawa : À la base, cette langue a surtout été développée pour répondre à un besoin d’Idriss [NDLR : Le chanteur du groupe] d’être plus instinctif et viscéral sur ses paroles, pour mieux coller avec son jeu de guitare. Mais tu as raison ! Au final, le message que l’on veut faire passer ne vient pas du sens littéral de nos paroles, mais plutôt de leur musicalité. Nos paroles font plutôt appel à la symbolique et sont à la libre interprétation de ceux qui nous écoutent. C’est pourquoi le Gondhawii emprunte le « Ra » au R roulé en hébreu, le « Shi » et le « Yu » au mandarin et d’autres sonorités qui nous emmènent vers les rêves ou l’imaginaire. On a fait un gros travail de paroles sur notre premier album en cours.

M. Votre seconde particularité, c’est le jeu d’Idriss sur une guitare micro-tonale. Qu’est-ce qui vous passionne dans ces sonorités peu courantes ?

G. On cherche à créer des ponts entre différents styles et différentes sonorités de plus en plus. Idriss utilise ainsi une guitare micro-tonale avec des quarts de ton, mais aussi un sanxian que l’on voit dans le second morceau des Capsules. Ces instruments amènent des univers plus exotiques, des sonorités qui nous font voyager et nous incitent à aller chercher des compositions différentes. Malgré tout, même si nos influences sont très variées, on essaie de garder une cohérence en gardant un noyau rock bien solide.

M. On a aussi remarqué votre passion pour les clips spatiaux avec Zoukousaï réalisé par Matthias Eyer. Quels sont les secrets de fabrication d’un univers aussi fou ?

G. Avec Matthias Eyer on se connaît depuis très longtemps, c’est un bosseur capable de dire directement si nos idées sont réalisables. On a tourné tout ça en un week-end ! On a fabriqué le cockpit de nuit, après le taff, avec des copains dans un garage. Tout est fait main comme du Gondry, les costumes, les effets cheaps assumés. Avoir peu de temps, ça oblige à aller à l’essentiel. On a pleins d’anecdotes à la con : la pilote dans le clip, Carmen, a joué tout du long à l’aveugle… Le casque du cosmonaute est une boule de jardin avec un effet miroir extérieur, mais complètement opaque de l’intérieur. C’était la galère pour ne pas qu’elle tombe toutes les deux minutes… On a bien rigolé.

M. Le concept des Capsules vous a permis d’exploiter pleinement le potentiel de votre chant en Gondhawii, à la guitare micro-tonale, avec une ambition visuelle ?

G.En réalité, c’est un exercice vraiment intéressant à mi-chemin entre le studio et le live. On en discutait avec Simon Chantrait [NDLR : le réalisateur des Capsules] : tu dois être attentif au son et présent scéniquement, sachant que t’as les caméras braquées sur toi. Après, le live est la base de notre envie de jouer ensemble, et c’est vrai qu’on aime bien faire du bruit.

M. Et comme c’est la tradition chez Arty Paris, quelle est votre définition d’un artiste ?

Clément : Pour moi l’artiste est juste celui qui fait quelque chose dans le but que cette chose devienne belle, drôle, touchante, complètement incroyable ou juste bizarre, peu importe ! On peut être un artiste du bœuf bourguignon, du balai ou du chant lyrique, quelle différence ? Tout ce qui compte selon moi, c’est que ça procure une émotion quelle qu’elle soit.

Idriss : Artistï sa3hbiü la yaoûm rass’i chù bùzài !

Paul : Moi perso je m’en tamponne un peu. C’est l’objet produit qui compte.

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