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EXCLU : Daymark rallume la lumière au Cinéma des Cinéastes avec « Daydreams »

EXCLU : Daymark rallume la lumière au Cinéma des Cinéastes avec « Daydreams »

Dans l’écrin du prestigieux cinéma parisien, le duo de producteurs interprète son nouveau single Daydreams, annonciateur d’un nouvel EP au printemps.

À l’avant-garde de l’électro hexagonal, le tandem Daymark a toujours eu ce talent certain pour chambouler nos sens. Leur premier fait d’armes, Phare, réunissait en 2019 quatre productions introspectives au potentiel cinématographique indémenti. Les talentueux garçons nous offrent le fruit de leur retour en studio avec leur nouveau single Daydreams.

« Parce que les salles obscures ont horreur du vide, presque autant que la nature »

Un hommage passionné au cinéma

Pas de surprise si les deux artistes signent leur retour tant attendu sur la scène du Cinéma des Cinéastes, où ils interprètent Daydreams en live, dans le noir et face à l’écran géant. La prestigieuse salle d’art et d’essai, située à deux pas de la Place de Clichy, oublie un temps le silence de la fermeture pour faire résonner leurs deux voix portées par leurs productions aériennes. Chacun à leur poste, Gabriel Kadiri au clavier et Ed Rig à la guitare, les artistes effacent en trois minutes de textures organiques et d’arrangements de cordes le dépit qui pointe chez les cinéphiles depuis bientôt un an. Tout cela, en nous faisant dodeliner de la tête.

Réalisé par Serginski, le clip de Daydreams met en scène le groupe sous la lumière aveuglante du projecteur, à défaut de rafales de strobes. On y repère plusieurs extraits de films soigneusement choisis ; l’expérience méditative de Samsara de Ron Fricke, le documentaire culte et expérimental Koyaanisqatsi de Reggio, le poème visuel Knight of Cups de Terrence Malick, la romance futuriste Her de Spike Jonze. Tout en modestie bienvenue et en choix pointus, difficile de faire plus touchant hommage au 7ème art. Espérons maintenant que les salles obscures redeviennent plus qu’un décor de cinéma.

Les références cinéphiles s’enchaînent : Samsara de Ron Fricke, Koyaanisqatsi de Reggio ou encore Knight of Cups de Terrence Malick
Marin : Salut les gars ! Le moral est au beau fixe ?

Daymark : Ça va ! Comme pour tout le monde, c’était assez compliqué au début de la pandémie, mais on s’adapte à la situation en développant d’autres types de contenus. Surtout, on garde espoir que les salles de concerts rouvrent bientôt et que l’activité reprenne.

M. : Votre musique est depuis longtemps qualifiée de cinématographique. Pourquoi était-ce important de faire ressortir ce lien avec Daydreams ?

D. : En tant que cinéphiles, on a aussi souffert de la fermeture des salles de cinéma. On tenait à leur rendre hommage en ces temps difficiles pour le secteur de la culture, en associant notre musique à des images de films qui nous sont chères. Le titre s’y prêtait particulièrement bien.

M. : Comment votre choix s’est porté sur le mythique Cinéma des Cinéastes ?

D. : Le choix a été assez naturel concernant le Cinéma des Cinéastes. C’est une prestigieuse salle parisienne que l’on fréquente pas mal et qui est littéralement sublime. C’est un ancien cabaret habillé de structures métalliques des ateliers Eiffel. On cherchait une salle un peu intemporelle et ce lieu s’y prêtait complètement. On en profite pour remercier Arnaud, le directeur du lieu, qui a été d’une grande aide.

M. : Qu’est-ce que je peux vous souhaiter pour la suite ?

D. : Pléthore de concerts et une reprise de la vie normale.

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