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Nos 5 coups de cœur de la semaine : Malik Djoudi, Wayne Snow, J-Silk…

Quelles sorties ont retenu notre attention la semaine passée ? Place à notre traditionnelle sélection hebdomadaire, un rendez-vous aussi attendu que la libération du week-end.

Cette semaine, la poésie s’invite de toutes parts et sous toutes ses formes : le 3ème chapitre du mélancolique poitevin Malik Djoudi, la néo-soul de l’aventurier d’origine nigériane Wayne Snow et l’électro-soul envoûtante du trio bordelais J-Silk, sans oublier la pop française sans fards d’Emma Peters et les éclats sombres de l’électronica d’Olga Kouklaki.

Alors, pour qui flancheras-tu en premier ?

Malik Djoudi – Troie

Le coup de ♥ de Marin : « Adorée »

Après avoir été nommé en 2019 aux Victoires de la Musique pour ses Tempéraments, Malik Djoudi confirme l’espoir placé en lui avec son successeur Troie. Qu’y décèle t-on de l’Asie mineure d’Hissarlik, si ce n’est une pop française majeure ? En douze titres, l’artiste poitevin révèle ses sentiments profonds sous une armature mélancolique, comme l’armée cachée en son temps dans le cheval de bois. Au cœur de sa bataille, on retrouve d’inattendues collaborations avec Isabelle Adjani, Philippe Katerine ou encore Lala &ce, et surtout à côté de son habituelle signature vocale androgyne, une libération stylistique appréciable – sur Adorée notamment.

Chroniqué par Marin.

Wayne Snow – Figurine

Le coup de ♥ d’Eva : « FOM »

Entièrement produit par Crayon, Figurine est le second album de Wayne Snow, nouveau membre du label Roche Musique. Cet artiste nigérian, déjà reconnu pour ses collaborations avec Darius, FKJ ou encore Max Graef, nous dévoile dix morceaux de néo-soul envoûtante, mêlée à des sonorités nigérianes qui apportent dimension et profondeur à sa musique. Particulièrement axé sur les thèmes de l’identité et des représentations de l’humanité, l’album Figurine met en lumière des personnages créés par les humains, ainsi que leur interconnexion, en s’appuyant sur notre usage moderne des réseaux sociaux. C’est donc un projet nettement plus personnel et profond que signe Wayne Snow pour son entrée dans la prestigieuse famille de La Roche Musique.

Chroniqué par Eva.

J-Silk – Dreaming Awake

Le coup de ♥ de Margaux : « Canvas »

Dreaming Awake, c’est l’album à écouter lorsqu’on rentre d’une dure journée de travail, et que l’on a besoin d’une soirée chill. À la croisée de l’électro et de la soul, le trio bordelais J-Silk partage son univers bien à lui, vacillant entre anglais et français, beat froid et voix chaude, d’une alchimie musicale enivrante. On aime particulièrement la voix suave de Joanna, doux mélange de jazz et de pop qu’on te laisse (re)découvrir à travers ses titres capiteux.

Chroniqué par Margaux.

Emma Peters – Le temps passe

Le coup de ♥ d’Eva : « Nuit arrosée »

Emma Peters, 24 ans, est une chanteuse sans complexes et sans arrière-pensées. D’une insouciance franche et fraîche, son mini-album Le temps passe, qu’elle a écrit toute seule, tranche complètement avec ses précédents morceaux. C’est grâce à ses reprises (Trop beau, Magnolias for Ever) que la chanteuse arrive à capter son public avec sa voix cristalline, puis avec son single Fous, qui rencontre un grand succès en France. Le temps passe est un EP de rupture pour le mieux : elle dit ne plus vouloir se cacher derrière les paroles d’un autre, et dire tout haut ce qu’elle a au fond. Et ça marche : sa sincérité apporte à sa jolie musique une douceur déconcertante, presque addictive.

Chroniqué par Eva.

Olga Kouklaki – Dusty Diamond

Le coup de ♥ de Marin : « The Snitch »

Athénienne de naissance et parisienne d’adoption, Olga Kouklaki laisse transparaître avec son troisième opus studio les reflets sombres d’une électronica influencée par les années 80. Élégant et faussement désinvolte comme un regard profond croisé dans la nuit, son univers downtempo confère au sacré en passant par une séduction profane, ne laissant guère de doutes sur la finalité du projet : nous faire frémir. Synthétiseurs enchevêtrés, mélodie énigmatique et voix flottante nourrissent notre obsession pour ce nouvel Olympe de l’électro, qui n’a rien à envier à ses premiers disques Getelife (2008) et I U Need (2012), et participe à polir la devanture d’une maison de joaillerie déjà riche en pierres.

Chroniqué par Marin.

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