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Les meilleurs clips de mai : Curtis Harding, Requin Chagrin, Bergmann…

Les meilleurs clips de mai : Curtis Harding, Requin Chagrin, Bergmann…

Un tour de circuit en moto, une mystérieuse potion d’amour, une visite du musée Bourdelle et un diable envahissant : la rédaction d’Arty Magazine revient sur les plus beaux clips du mois de mai.

Curtis Harding – Hopeful

Réalisé par Lynsey Weatherspoon

C’est en ce mois de mai quelque peu bizarroïde mais tout de même agréable à vivre que le roi de la soul, Curtis Harding, a décidé de faire son grand retour. Pour marquer le coup, Lynsey Weatherspoon a même mis en image la chanson groovy et optimiste de l’artiste, Hopeful. Si certains le connaissent pour son titre phare Need Your Love, le Curtis Harding de 2021 signe un magnifique retour (et on attend la suite de tout cœur).

Chroniqué par Léola.

Requin Chagrin – Fou

Réalisé par Marion Brunetto

L’asphalte est en feu, les pneus s’entassent au bord de la piste. Marion Brunetto est habillée d’un look rétro. La femme de tête de Requin Chagrin enlève ses lunettes de soleil et monte sur la bécane. Puis elle démarre le moteur et s’élance sur la piste. Les travellings – tantôt au-dessus de la piste, tantôt proches de Brunetto – sont brillants. Une sensation de vitesse, d’espace infini et de liberté. Plus gênant pour les perfectionnistes, c’est le manque de synchronisation entre les mouvements labiaux et le playback à moto. Mais cela n’enlève rien à l’illusion d’un parcours sans fin sur la piste. Le son et l’image transmettent le glamour des vieux jours du sport automobile, associés à l’image moderne d’une femme de notre époque.

Chroniqué par Luis.

Bergmann – Love Potion

Réalisé par Bergmann

Avec Love PotionBergmann nous invite à retrouver la fête et l’union des corps et des baisers dans un clip coloré et déluré. Dans une ambiance saturée de couleurs pop, Bergmann nous donne la recette de la Love Potion qui nous permettra de s’unir avec des inconnu.e.s (ou pas, d’ailleurs) pendant ton date au restau. Le clip est donc une ode au plaisir des sens, à la fête et à la liberté retrouvée, le tout sur un rythme lancinant et groovy. De quoi commencer à chalouper un cocktail à la main en terrasse !

Chroniqué par Anoussa.

Black Catholics – I Need More

Réalisé par Laurent Chanez

Une alternative existe t-elle à la frénésie épileptique qui s’est emparée du rap américain, depuis l’accession au trône de Travis Scott et de ses pots-pourris visuels bourrés de VFX ? Black Catholics, collaboration fructueuse entre le rappeur STS et le producteur Lexsaburo, dicte sa loi en marquant un double coup esthétique. En premier lieu musicalement, I Need More semble sortir des entrailles fumantes et enclavées d’Atlanta avec son autotune ciselé et ses grosses basses électroniques. Visuellement, Laurent Chanez place les manifestations de la spiritualité de la communauté afro-américaine au centre de longs plans fixes travaillés, décentrés et souvent au ralenti. Un choc salvateur.

Chroniqué par Marin.

AaRON – The Flame (Piano Version)

Réalisé par Vanessa Filho

Si AaRON est le duo français qui aura fait danser et rendu nostalgique tous ses auditeurs en plus de dix ans, Simon et Olivier reviennent adoucir nos oreilles avec une version piano de leur titre The Flame, issu de leur dernier album, Anatomy Of Light. Dans un clip réalisé par Vanessa Filho, le duo nous invite à les rejoindre danser dans le musée Bourdelle en tenues de soie, et sans artifices. Et quoi de mieux qu’une dernière danse pour finir ce mois de mai périlleux ?

Chroniqué par Léola.

Abraham Fogg – Le Vol Des Sorcières

Réalisé par Charles-Edouard Dangelser et Grégoire Vaillant

Avec Le Vol des SorcièresAbraham Fogg flirte avec les sonorités electro et techno puissantes et saisissantes porté par un clip qui subjugue et hypnotise. Charles-Edouard Dangelser et Grégoire Vaillant mettent en scène un homme abandonné, aux allures fantomatiques, livré à lui-même, transi dans une danse quasi mystique, possédée et introspective dans un décor cinématographique. La musique épique et aérienne, qui ne cesse de monter crescendo, accompagne cette chorégraphie corporelle charnelle d’une grande puissance émotive et contemplative.

Chroniqué par Anoussa.

Irène Dresel – Bienvenue

Réalisé par Gilles Degivry et Mikael Benard

Irène Drésel nous souhaite la « Bienvenue, bienvenue, soyez les bienvenus » avec Bienvenue. Pour ceux qui ne l’ont donc toujours pas compris, la prêtresse techno nous invite dans son univers en interprétant son personnage de cartomancienne ésotérique, slash-chimiste fumeuse, slash-Marie Curie un brin schizophrène. Dans le rôle de Pierre, le percussionniste et réalisateur Sizo Del Givry s’improvise laborantin en servant le précieux fruit des expérimentations de l’artiste. Derrière ce décorum un tantinet perché, rien n’est pourtant laissé au hasard. Il suffit de prêter attention aux cartes tirées par Irène, et l’on découvrira le nom de ses futurs morceaux et leur ordre d’apparition dans son album Kinky Dogma, prévu courant juin.

Chroniqué par Marin.

King Sheep – White Papers

Réalisé par Quentin Goupille et Max Mauricette

King Sheep présente une collaboration haute en couleurs avec un film d’animation entièrement illustré à la main, résultat d’un an de travail de la part des directeurs artistiques Quentin Goupille et Max Mauricette. Ce clip animé nous conte la force, le soulagement et le bonheur que procure la décision de changer de voie, de faire table rase du passé pour repartir à zéro. Un clip qui est une bonne illustration des questionnements générés au cours de ces derniers mois. Tel un rite de passage, le clip met en scène un univers onirique et questionne notre propre rapport aux bouleversements subis au cours d’une vie et notre manière d’y faire face.

Chroniqué par Anoussa.

Django Django – Kick The Devil Out

Réalisé par Jack Barraclough

Coucou, c’est le diable qui toque à ta porte. Le groupe londonien Django Django invite le cornu à la table des réjouissances pour son nouveau single Kick The Devil Out, illustré d’une vidéo sataniquement délicieuse du réalisateur Jack Barraclough, sorte de comédie loufoque qui rappelle les grandes heures des Kids in the Hall avec leur sketch Bobby Vs Satan. Sous le maquillage rouge brasier, on reconnaît le chanteur du groupe Vincent Neff qui endosse à merveille l’apparat de Lucifer, à défaut de pouvoir entamer sa tournée de concert en pleine crise sanitaire. Ne devrait-on pas renommer le diable par son vrai nom : Covid-666 ?

Chroniqué par Marin.

Amouë – Je me souviens

Réalisé par Lucille Descazaux

La chanteuse lilloise Amouë embrasse la nostalgie heureuse d’une relation passée avec son second single Je me souviens, après s’être délivrée de la douleur d’une rupture avec Tes Larmes. Sa pop française d’une rare élégance se nourrit d’influences littéraires, de Racine à Rimbaud en passant par Kate Tempest, pour écrire un carnet intime où s’épanchent des sentiments chantés avec une sincérité désarmante. L’artiste, qui figure parmi nos révélations du moment, écrit page après page son récit en solo, faisant suite à cinq ans de collaboration avec Kazy Lambist. Sa mélancolie porte le nom de la libération.

Chroniqué par Marin.

Sôra – Drifting

Réalisé par Anastasia Grygorash

Parmi tous les titres de son premier album Long Life to Phil, la talentueuse parisienne Sôra a choisi d’offrir un visuel à sa berceuse trip-hop Drifting. Les sonorités anglaises raviront les aficionados de l’école fondatrice des années 90, quand le visuel d’Anastasia Grygorash nous rappellera nos premiers émois au bord de la piscine de La Naissance des Pieuvres (Céline Sciamma – 2017). Nous ne dirons pas encore que Sôra est la nouvelle Adèle Haenel de la chanson française, mais l’idée nous plaît déjà beaucoup. La jeune chanteuse en feu a toutes les armes pour nous nous tirer des larmes chlorées.

Chroniqué par Marin.

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