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[PREMIERE] Cerfeuil sortent leur second EP sur Mineral Records

[PREMIERE] Cerfeuil sortent leur second EP sur Mineral Records

Marin Woisard

Signé sur Mineral Records, le duo Cerfeuil présente son 2nd EP Sea Through en exclusivité sur Arty Paris. Un joli mélange de productions méticuleuses et de variantes de house music.

Pour les diggers de house music, Mineral Records est une véritable mine d’or. Précurseur chaperonné par sa maison-mère Roche Musique, le label a signé depuis 2018 les EPs de Nude, Tyde et Benet (dont on t’avait déjà parlé ici). Après leur première sortie Ornament en 2019, les producteurs Clarence et Stephen de Cerfeuil déposent quatre nouveaux tracks réunis sous le nom de Sea Through, un jeu de mot avec « see through » pour nos amis anglophones.  Ici, on passe avec aisance de l’énergique Flourishing Mounts qui ouvre le bal avec sa talkbox funky d’outre-Atlantique, aux ambiances 2-step d’outre-Manche de Ichor, la house filtrée bien de chez nous de Durance, et les nappes de synthés d’outre-ciel de Mayfly. Les deux producteurs traversent l’océan de la house music avec une rare agilité pour nous emporter dans leur courant.

Marin : Hello Clarence et Stephen. La légende urbaine raconte que vous avez suivi une formation classique, vous me racontez ?

Clarence : La légende dit vrai. J’ai commencé par le Conservatoire de Lyon en piano classique. Ça donne beaucoup de bases et ça rend souvent la composition plus facile. On a beaucoup d’affinités au niveau de nos goûts pour la musique classique en règle générale. 

Stephen : J’ai fait 12 ans de violon et de solfège au Conservatoire de Musique d’Avignon et lors de mon départ pour Lyon, j’ai rejoint l’orchestre de mon université en tant que 1er violon. Avec Clarence on s’est rencontré en 2016, le premier jour de la rentrée en musicologie. On a parlé musique électronique quasiment toute la journée et la même semaine on a commencé à faire du son. Le projet Cerfeuil est né 2 ans plus tard.

M. Votre EP Ornament est sorti il y a un an sur Mineral Records, quel enseignement en avez-vous tiré ? Dans quelle direction avez-vous envie de pousser vos productions ?

C. On a énormément évolué depuis cette première sortie. Je pense qu’on en est au stade où on développe encore notre son, c’est sûrement pour ça que l’EP passe par des styles différents. On s’est mis à écouter pas mal de nouvelles choses, on s’informe beaucoup sur ce qui sort, ce que proposent les labels en terme de House, Breakbeat, 2-Step… Je pense qu’on essaie un maximum de choses tout en restant nous-mêmes.

S. Pour nos futurs projets on a envie d’intégrer des instruments acoustiques (violon, piano) pour avoir davantage de contrôle sur les nuances, les dynamiques et les émotions.

M. Vous sortez aujourd’hui votre EP Sea Through qui mêle de nombreuses influences comme la talkbox funky de Flourishing Mounts, la progression breakée de Ichor, la house filtrée de Durance ou encore les nappes ambient de Mayfly. Comment en êtes-vous venus à rassembler des morceaux aussi hétéroclites ?

C. On a produit ces morceaux sur plus d’un an et chaque track représente en quelque sort l’influence du moment et notre ressenti de l’époque. Vu qu’on écoute beaucoup de choses, ça se traduit forcément par des choix assez différents.

S. Avec Sea Through, on voulait montrer la diversité de notre univers en très peu de morceaux. Le simple fait de démarrer une nouvelle compo avec une base rythmique différente nous pousse à plus de créativité. On s’efforce malgré tout de garder une esthétique commune sur les morceaux d’une même compilation pour que le tout soit cohérent.

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M. Vous expliquez que cet EP a été conçu pour être écouté « dans des moments poétiques, dans une voiture avec des amis, ou face au crépuscule ». Quel serait le storytelling parfait pour l’apprécier?

Clarence & Stephen : « Une balade extraordinaire et poétique à travers divers éléments de la nature : forêt, terre, eau, espace ».

M. Vous me racontez une anecdote sur l’un des morceaux issu de l’EP ?

C&S. Flourishing Mounts a été composé dans un premier temps à Montréal, puis arrangé à Lyon et enfin mixé à Avignon. On trouve ça assez drôle de savoir que ce morceau a autant voyagé, on a d’ailleurs pas mal de vieilles versions sur nos téléphones qu’on réécoute. C’est le morceau qui nous a demandé le plus de travail pour arriver à ce qu’on voulait.

M. Et comme c’est la tradition chez Arty Magazine, quelle est ta définition d’un artiste ?

C&S. C’est quelqu’un qui produit des œuvres suscitant une émotion. On pense qu’il est nécessaire de se réinventer sans cesse et d’expérimenter tout en restant soi-même. Pour nous, faire de la musique c’est une transcription auditive de ce qu’on ressent à un moment donné, comme une photo qui capture un instant de la vie.

Retrouvez Cerfeuil sur Instagram et Facebook.

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